On entend tous parler de maison passive ou habitat passif, mais concrètement, ça consiste en quoi ? Pour qu’une maison soit dite passive, il faut qu’elle n’ait pas besoin d’un système de chauffage conventionnel (ni d’équipements de climatisation d’ailleurs). En résumé, la chaleur est « naturelle », elle provient des habitants eux-mêmes et de leurs activités, du fonctionnement des appareils, et du rayonnement solaire à travers les surfaces vitrées. La difficulté consiste à maintenir une température idéale été comme hiver, d’où l’importance de l’isolation. Certains critères sont obligatoires, comme une isolation thermique minimale (30 cm), ou encore du triple vitrage aux menuiseries.
Quelques contraintes donc pour cet habitat qui implique un excellent mécanisme de ventilation double flux destiné à récupérer la chaleur produite pour l’éjecter à l’extérieur. Il ne faut pas oublier que la qualité de l’air intérieur est un aspect très important des constructions, même les plus récentes. Cet aspect est d’autant plus important dans les maisons passives dont le principe est d’être totalement étanches à l’air. Quant aux matériaux de construction, les fabricants de maisons passives privilégient le bois (80 %), bien qu’aucune réglementation n’impose de matériaux spécifiques. Un seul mot d’ordre : ne pas utiliser d’énergie pour chauffer ou refroidir l’habitat, sésame pour obtenir une labellisation telle que Bâtiment passif classique ou Bâtiment Passif Passvhaus.