Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a récemment évoqué la possibilité d’ouvrir plus largement l’accès au label RGE. Ce label Reconnu Garant de l’Environnement conditionne l’obtention des aides telles que MaPrimeRénov’ ou les CEE, il est censé constituer une garantie de qualité pour les ménages qui engagent des travaux, y compris les travaux de plomberie et sanitaires. Créé pour assurer le sérieux et les compétences des professionnels du bâtiment, le label RGE est tout de même souvent critiqué du fait de sa complexité administrative, mais aussi de son coût lourd à porter pour les artisans. Ces dernières années, la baisse du nombre d’entreprises labellisées est importante, pourtant, les besoins en rénovation augmentent fortement. Dans ce contexte, l’idée d’un assouplissement ou d’une ouverture mieux encadrée pourrait répondre à la pénurie de professionnels qualifiés RGE. Pour le ministre, élargir l’accès au RGE permettrait de mobiliser davantage d’artisans, de fluidifier les chantiers et d’accélérer la rénovation des logements, notamment les plus énergivores. Cette décision pourrait aussi favoriser la montée en compétences des entreprises face au niveau d’exigence attendu en termes de qualité des travaux. Faciliter l’accès au label RGE pourrait aider les foyers à baisser leurs factures d’énergie, tout en soutenant l’activité du secteur du bâtiment.