Les Certificats d’économies d’énergie plus connus sous le nom de CEE accompagnent le programme MaPrimeRénov’. Mais selon une étude de l’UFC-Que choisir, ces CEE représentent aujourd’hui une contrainte financière non négligeable pour les ménages : leur coût se situerait entre 124 et 244 euros par an pour chaque foyer, intégré de manière indirecte dans les factures d’énergie. Alors que le gouvernement prévoit de renforcer le dispositif d’environ 25 % pour encourager davantage de travaux de rénovation, cette mesure pourrait paradoxalement alourdir la facture énergétique des consommateurs. L’aide CEE est mise en place pour financer des travaux d’efficacité énergétique dans les logements de plus de deux ans. Le dispositif comprend plusieurs volets, notamment la prime Coup de pouce Chauffage qui soutient le remplacement d’équipements de chauffage jugés trop énergivores. Depuis octobre dernier, une revalorisation du Coup de pouce Chauffage a été actée, pour favoriser l’installation de pompes à chaleur air-eau et eau-eau, conformément aux fiches standardisées BAR-TH-171 et BAR-TH-172. Ces aides constituent un levier essentiel pour accélérer la rénovation énergétique du parc résidentiel français, y compris le parc social, mais leur coût croissant ne finira-t-il pas par peser trop lourdement sur les foyers qu’ils étaient censés aider ?